Entretien avec Nicolas BORDAS le nouveau président de l’AACC
HUB REPORT | 9 septembre 2009 | Paris
La HUB team était reçue le 9 septembre dernier par Nicolas Bordas, dans les locaux de l’agence TBWA France dont il est le président depuis 5 ans. L’occasion de faire le point sur sa vision de la communication à l’ère du tout-info, et sa perception du métier de communicant depuis son élection à la tête de l’AACC, le syndicat professionnel des agences-conseils en communication, en juin dernier.
Ambiance décontractée et chaleureuse dans ce bureau design où des tas de livres et d’affiches se font écho, avec un seul mot : « disruption ». De quoi intriguer le visiteur qui souhaite en savoir plus. En réalité, la « disruption » est un concept créé de toute pièce par BDDP, nouvellement TBWA, qui consiste, pour une entreprise, à prendre des risques avec sa communication, à bousculer les conventions. Une notion qui n’est pas étrangère au HUB, voire, qui le complète. Et c’est ce que nous explique Nicolas Bordas. « Comme le disait Jean-Marie Dru, fondateur de BDDP, la disruption c’est le fait de croire que l’on peut transformer le futur d’une entreprise grâce au simple pouvoir d’une idée. Le HUB, c’est toute la tuyauterie qui permet de diffuser cette idée ». Discussion riche sur les rapports entre contenu et systèmes de diffusion, entre le message et ses canaux.
Mais l’équipe du HUB s’intéresse aussi beaucoup à la facette AACC des différents métiers de Nicolas Bordas, et l’interroge sur sa perception de la médiasphère actuelle en tant qu’influenceur. Selon lui, le HUB Management intègre une donnée novatrice, celle de la temporalité de la diffusion de l’information. « L’aspect chronologique est quelque chose qui nous manquait, et que j’ai trouvé ici ».
Du point de vue des médias-relais et des outils, Nicolas Bordas mise sur l’intégration du micro-blogging au sein de la communication interne. En effet, il a mis en place au sein de l’AACC l’utilisation de Yammer, une plateforme type Twitter appliquée au monde professionnel. Une nouvelle sorte d’intranet collaboratif sur lequel chacun peut s’exprimer et donner son avis. « Chaque semaine je poste une décision, tout le monde peut la commenter, puis on en parle. Je considère que « qui ne dis mot consent », et que si personne ne poste d’objection, la décision est validée ».
Simple, efficace, encore fallait-il y penser. Bienvenue dans l’open space 2.0 !

